Les deux premiers colloques du Mouvement Humanisation ont défendu deux hypothèses que personne n’a encore réfutées. La première avance que la cause principale de l’ignorance, de la pauvreté, de la misère et de la souffrance qui écrasent sans répit les humains partout dans le monde, y compris dans les pays les mieux nantis, découlent directement du sous-développement de leur potentiel humain. La deuxième hypothèse affirme que ce sous-développement découle directement de l’absence de programmes d’humanisation fondés sur une science et un art du développement humain et axés spécialement sur l’actualisation du potentiel mental dont chaque enfant hérite dans son patrimoine génétique. Le potentiel mental dont dépend le niveau d’humanisation qu’atteindra un humain au cours de sa vie comprend la conscience de soi, la raison, le langage, la volonté, l’apprentissage, la créativité, l’autonomie et la moralité. Or, malgré toutes les connaissances que nous possédons sur les processus mentaux, nous n’avons pas encore élaboré une science et un art du développement mental qui seraient au cœur de toute éducation humanisante.
Le troisième colloque vise à proposer et à justifier une nouvelle finalité à l’institution éducative capable non seulement d’extirper l’éducation de sa crise qui perdure, mais également de détourner l’humanité de sa voie suicidaire actuelle. Cette finalité ultime vise à apporter une réponse concrète à l’aspiration naturelle et universelle de tous les êtres humains à vouloir vivre individuellement et collectivement heureux.
Les conférences s’efforceront donc de justifier biologiquement, philosophiquement et éthiquement le bonheur comme finalité non seulement de la vie humaine mais également des institutions sociales et d’une façon plus spécifique de l’institution éducative.