URGENCE D'UNE RÉVOLUTION HUMAINE...
École confessionnelle

Position du Mouvement face à l’école confessionnelle

Le Mouvement Humanisation est né d’un simple constat. Chaque enfant naît avec un merveilleux potentiel d’humanité et une capacité extraordinaire d’apprentissage. Malheureusement, ce potentiel d’humanité demeure sous-développé faute de programmes d’humanisation capables d’aider chaque enfant à actualiser les potentialités essentiellement humaines qu’il hérite dans son patrimoine génétique.

Pourtant chaque enfant a, après la vie, le droit inaliénable aux connaissances, aux pratiques et aux conditions favorables à son processus d’humanisation puisque le sous-développement humain est la cause principale de l’ignorance, de la pauvreté, de la misère et de la souffrance qui écrasent les êtres humains depuis des millénaires. Ce sous-développement est le premier crime contre l’humanité puisque tous les autres en découlent. Il menace maintenant l’existence même de l’espèce. Le Mouvement Humanisation s’est donc donnée comme mission de faire respecter ce droit fondamental de tous les enfants à une éducation humanisante.

Or, l’humanisation des futures générations passe par l’éducation obligatoire. La première et la plus importante fonction de l’école publique est d’aider chaque enfant à acquérir les outils nécessaires à l’actualisation de ses potentialités essentiellement humaines. La deuxième fonction est d’aider tous ses citoyens et citoyennes à développer une identité commune et un sentiment d’appartenance afin de favoriser un vivre ensemble dans la sécurité et la paix.

La fonction primordiale de l’école publique dans un État démocratique est donc d’humaniser, non pas de bouddhiser, judaïser, christianiser ou islamiser. Or, humaniser un enfant, ce n’est pas uniquement le doter des compétences qui lui permettra de satisfaire ses besoins individuels et collectifs. C’est également lui apprendre à vivre et à se comporter humainement dans ses relations avec lui-même, autrui, la société, l’humanité présente et future et l’environnement. C'est-à-dire à devenir autonome et responsable.

Une école humanisante doit enseigner l’humain à partir d’une conception de la nature humaine fondée sur l’histoire, la philosophie et la science. Pourtant, l’école confessionnelle continue de véhiculer de vieilles visions sans fondements de l’être humain. Pire encore, ces différents modèles religieux, véhiculés comme des vérités absolues, révélées par un Dieu dont l’existence n’a même pas été démontré, ont empêché l’élaboration d’une morale naturelle, universelle et pratique capable d’unir les êtres humains dans un projet commun d’humanisation. C’est là le véritable drame de toute école confessionnelle. Elle est le premier obstacle à l’unification de tous les membres de l’espèce humaine autour de leur commune humanité qui leur permettrait peut-être un jour de vivre ensemble sans s’abuser, s’exploiter et s’entretuer sans répit comme c’est le cas présentement. Voilà pourquoi le Mouvement Humanisation défendra toujours l’école laïque et l’enseignement d’un éthique naturelle, universelle et pratique fondée sur la nature humaine et ses exigences de bon fonctionnement.

Un État démocratique se veut libéral, pluraliste et laïque. Les institutions y compris l’école doivent être fondées sur ces valeurs. Or, l’État laïque doit être neutre à l’endroit de toutes les religions. Dans une démocratie, comme le Québec, fondée sur le droit et la Charte des droits et libertés de la personne, l’enseignement religieux à l’école est injuste, immoral et antidémocratique. Il génère exclusion et discrimination, incohérences et contradictions. Les enfants en sont les premières victimes.

Le gouvernement du Québec, en mettant fin à la reconduction de la clause nonobstant en 2008, a fait un grand pas sur le chemin de la démocratie. L’abolition de cette clause qui permettait à l’Église catholique et protestante de contourner la Charte des droits et libertés du Québec et du Canada mettra un peu de cohérence dans un système d’éducation rempli de contradictions. De plus, la déconfessionnalisation de l’école québécoise ouvre la porte à une éducation vraiment humanisante.

Cependant, il ne faudrait pas croire que la partie est gagnée. Le Comité des affaires religieuses du gouvernement du Québec propose dans son dernier avis d’éduquer à la religion plutôt qu’un enseignement culturel des religions. Il faut éviter, à tout prix, que l’on sorte la religion de l’école par la porte pour la réintroduire clandestinement par la fenêtre.

Si moraliser, c’est humaniser, il est capital que l’école publique élabore et offre des programmes d’autohumanisation à toutes les futures générations. C’est l’école toute entière qui doit devenir humanisante, du directeur jusqu’au concierge, en passant par les enseignantes et les enseignants.

Quant à l’enseignement culturel des religions, il ne devrait pas s’offrir avant le deuxième cycle du secondaire. Rendus au deuxième cycle, les élèves ont développé suffisamment leur pensée réflective et critique pour aborder les grandes religions et résister à toute tentative d’endoctrinement de la part de certains professeurs.

Compte tenu que la pensée magico-religieuse, fondée sur la croyance et les émotions, est opposée à la pensée rationnelle, fondée sur la raison et les faits, il faut éviter d’y introduire les enfants avant qu’ils aient développé leur pensée réflective et critique indispensable à toute décision éclairée.

La morale naturelle étant fondée sur la raison, il est crucial de développer cette dernière, dès que les enfants en sont capables. La « philosophie pour enfants » devrait être au cœur d’un processus d’autohumanisation à l’élémentaire. Quand les jeunes seront aptes à bien penser, on pourra alors les introduire au fait religieux à travers l’histoire. Mais, il faudra également les sensibiliser à l’athéisme et à l’agnosticisme qui sont des positions légitimes tenues par de plus en plus d’humains.

Si vous désirez plus d’information sur le débat entourant l’école confessionnelle au Québec vous pouvez vous procurer « Le Scandale de l’école confessionnelle ». Cet ouvrage, écrit par Gaston Marcotte, président fondateur du Mouvement Humanisation et publié aux Éditions Humanisation, présente un résumé de la situation. Il fait ressortir toutes les incohérences d’une école confessionnelle dans une démocratie. On y propose également des solutions débouchant sur une école plus humanisante et plus morale.

Le Scandale de l'école confessionnelle

Gaston Marcotte, président-fondateur du Mouvement Humanisation, dénonce le scandale de l'école confessionnelle. Ce livre est la toute première publication du mouvement !

Résumé
Table des matières
Couverture

Disponible en librairie dès le 10 mai 2005.
Éditions Humanisation, 58 pages, 8,95 $.

Pour commander

 

APPUYER/ADHÉRER AU MOUVEMENT




Dernière mise à jour le 25.05.2011